Antananarivo, 1er Décembre, 19h15 - Une production à doubler. Le Gouvernement se fixe comme objectif d'atteindre une récolte d'environ 7 millions de tonnes de manioc d'ici 2027. C'est ce que l'Exécutif, par le biais du ministère de l'Agriculture et de l'élevage (Minae) prévoit dans le projet de loi des finances initiale (PLFI) 2024. Cet objectif constitue plus du double de la production actuelle qui, selon le Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience de Madagascar, est de 3 millions de tonnes.
D'après le rapport du député Marco Tsaradia, rapporteur de la commission des finances et du budget de l'Assemblée nationale, l'Etat a décidé de prioriser la filière manioc « en vue d'augmenter la production de ce tubercule pour réduire l'importation d'amidon du pays ». Ce parlementaire ajoute dans son rapport que « le manioc a un taux élevé de ce glucide ».
Le Gouvernement, par le biais du ministère en charge de l'Agriculture, vise à accroître la productivité par hectare du manioc en renforçant la disponibilité de variétés à haut rendement et en promouvant l'adoption de pratiques culturales appropriées au contexte de changement climatique. Le rendement actuel est de 7,5 tonnes par hectare, sur des terrains d'environ 400 000 hectares, souligne le Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience.
Selon ce document, Madagascar entend produire 14 tonnes par hectare en 2027. Cette production servira notamment à la consommation humaine, dont la consommation directe, la production de Gari et d'autres produits comme la pâte de manioc fermentée et le pudding, ainsi que pour la substitution de farine de blé. « À cet effet, la farine de manioc sera mélangée avec de la farine de blé, d'au moins 20 % en 2027, ce qui permettra de réduire la quantité de farine importée de 20 % à partir de cette année », avance ce Pacte sur la souveraineté alimentaire de la Grande île.
Le PLFI 2024 met également en avant d'autres filières agricoles comme le riz, avec une production de 6 millions de tonnes de paddy de prévue d'ici l'année prochaine. Cet objectif implique néanmoins l'extension des zones irriguées, la distribution d'engrais minéraux à combiner avec des engrais organiques aux agriculteurs, la fourniture de semences certifiées et améliorées. Il y a parallèlement l'accroissement de la production de maïs qui est attendu à travers la mécanisation et la promotion de l'utilisation de semences de maïs hybrides mécanisées, adaptées au changement climatique et capables de produire des rendements élevés. Ces rendements peuvent aller de 6 à 8 tonnes par hectare.
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