Antananarivo, 1er Mai, 19h50 - Les syndicats s'impatientent. "Il est temps de publier le décret d'application de l'accord conclu entre les partenaires sociaux", annonce ce lundi José Randrianasolo, coordonnateur national de la Conférence des travailleurs de Madagascar (CTM). Dans son discours à l'occasion de la célébration du 1er mai au stade d'Alarobia, le leader syndical affirme s'adresser au président de la République et au Premier ministre. "Ne laissez plus cela traîner", poursuit-il alors, évoquant la hausse de 10% du salaire minimum convenu en janvier par le patronat et les syndicats mais dont le décret d'application se fait attendre.
Prenant le relais des propos de son aîné, Herizo Ramanambola, président du Syndicat des employés de la douane et président tournant de la solidarité syndicale de Madagascar (SSM), insiste pour que ce salaire minimum ne soit pas inférieur à 250 000 ariary, le salaire promis par le président de la République en 2022. "Dans quel pays baisse-t-on le salaire des employés ?" martèle-t-il dans son discours. Il rappelle que l'année dernière, le salaire minimum était à 250 000 ariary, et que cette année, avec la fin de la subvention étatique qui ne s'etait appliquée qu'en 2022, le salaire minimum dans le secteur privé est descendu à 217 000 ariary.
Avec l'accord conclu par les partenaires sociaux en janvier, ce salaire minimum d'embauche devrait passer à 238 000 ariary. Afin que le SME de 2023 ne soit pas inférieur à la promesse présidentielle de 2022, les partenaires sociaux ont sollicité le maintien du principe de la subvention même s'ils disent vouloir demander à l'Etat de ne payer que le gap entre 238 000 ariary et 250 000 ariary à titre de subvention.
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