Les expérimentations technologiques se multiplient dans la culture, tout comme les exposants « tech » au salon Museum Connections. Signe que le secteur tente de se réinventer et de redorer son image parfois poussiéreuse. Depuis plusieurs années, les casques de réalité virtuelle ont fait leur apparition dans les musées afin de plonger les spectateurs dans le passé ou dans l'œuvre d'un artiste.
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Cette technologie permet d'attirer les plus jeunes générations qui se désintéressent de plus en plus des musées. Le Louvre a proposé de rencontrer la Joconde, l'Institut du Monde arabe de visiter les pyramides de Kheops et le Muséum national d'Histoire naturelle de comprendre l'arbre du vivant, notamment.
Désormais, les lieux culturels peuvent apporter une couche d'immersion supplémentaire à ces expériences en ajoutant de l'haptique, la technologie qui reconstitue la sensation du toucher. La société Actronika et sa veste haptique Skinetic est en discussion avec plusieurs acteurs culturels afin de permettre aux utilisateurs de ressentir la pluie sur les épaules, un courant d'air dans le dos ou la sensation d'une tape amicale.
Pour cela, la veste est équipée de 20 actionneurs qui créent de légères vibrations afin de simuler une sensation tactile. Un dispositif qui pourrait davantage plonger les utilisateurs dans le passé ou permettre de ressentir une interaction avec un guide virtuel.
Des NFT pour fidéliser
Et si le corps permettait non seulement de ressentir des sensations, mais aussi de servir de conducteur pour le son ? C'est le principe de la conduction osseuse que certains musées et destinations se sont appropriés. L'utilisateur place ses coudes sur deux pastilles rondes, ses mains sur ses oreilles et peut alors écouter une musique, un commentaire ou un cri d'animal. Les vibrations qui passent par les os permettent de reconstituer un son.
La société Losonnante, qui propose d'installer des bornes utilisant cette technologie de conduite osseuse, a mené des expérimentations au musée Carnavalet, à la Cité des Sciences ou encore le parc zoologique de Paris. Une fois que les visiteurs ont poussé les portes d'un lieu culturel, difficile de les faire revenir et d'établir une véritable relation. C'est pourquoi certaines institutions se sont tournées vers les NFT* afin de fidéliser davantage le public.
C'est le cas de l'Aquarium de Paris qui a créé une collection de 1 234 NFT Jellyfish représentant 60 espèces de méduses avec la société Metaseum. Chaque détenteur de ces NFT a accès à plusieurs avantages : un accès illimité à l'aquarium, des réductions, des invitations aux événements physiques ou encore un accès privilégié au futur métavers de l'aquarium. Une manière de créer et d'animer une communauté hors les murs pour donner envie aux visiteurs de revenir.
* Un NFT (non fungible token/jeton non fongible), unique et non interchangeable, est un certificat numérique écrit sur la blockchain qui permet d'authentifier un objet numérique : une copie numérique d'une œuvre d'art, un tweet, une image, etc.
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