Antananarivo, 31 Octobre, 19h15 - Une présence dissuasive des forces de l'ordre sur le terrain. Afin de lutter contre les vols de vanille, le président de la République Andry Rajoelina annonce la mise en place d'une brigade spéciale spécialement affectée à cette tâche. Pour mener à bien ses missions, la nouvelle brigade sera dotée de moyens importants, dont des véhicules 4x4 et plus d'une vingtaine de motos, indique le chef de l'Etat au cours de la réunion avec les différents acteurs de la filière vanille à Antalaha samedi.
⭕Les personnes condamnées pour vol de vanille seront sévèrement punies, souligne Andry Rajoelina. Celui-ci évoque même l'idée d'une "déportation" pour punir ceux qui sont convaincus de vol de vanille ou de recel de vanille volée. Dans son communiqué, la présidence évoque l'adoption d'une proposition de loi qui classifie les vols de vanille comme un crime. "Nous devons faire front commun et œuvrer ensemble afin de promouvoir la filière vanille qui fait notre fierté aux yeux du monde", a martelé le Chef de l'État.
⭕Lors de son allocution au cours de la réunion présidée par le chef de l'Etat, le général Serge Gellé, secrétaire d'Etat en charge de la Gendarmerie annonce que cette disposition existe mais qu'elle n'a juste jamais été appliquée. Il fait notamment référence à la loi 88.028 relative au renforcement de la répression des vols de vanille. Ce texte prévoit, entre autres, une peine d'interdiction de séjour d'une durée de deux à cinq ans contre tout individu reconnu coupable de vol ou de tentative de vol de gousses de vanille.
Photo : Présidence de la République